top of page
Entreprise fièrement détenue et exploitée par des Canadiens

Fenêtres à triple vitrage ou à double vitrage : l’investissement en vaut-il la peine au Canada?

  • Photo du rédacteur: Ultimate Windows, Doors & More
    Ultimate Windows, Doors & More
  • il y a 12 heures
  • 8 min de lecture

La question de savoir si les fenêtres à triple vitrage valent leur coût est l'une des plus fréquentes chez les propriétaires de l'Est du Canada qui souhaitent remplacer leurs fenêtres. En bref : cela dépend de votre lieu de résidence et de vos priorités. Une réponse plus détaillée prend en compte le coefficient de transmission thermique (facteur U), les zones climatiques, le délai d'amortissement et certains avantages que la plupart des acheteurs ne prennent en compte qu'une fois confrontés au froid et à la condensation en janvier.





Réponses rapides

Les fenêtres à triple vitrage valent-elles le coup au Canada ?

Pour les zones climatiques 5 à 7 (Ottawa, Montréal, Québec, la majeure partie des Maritimes), les fenêtres à triple vitrage offrent des économies d'énergie et des améliorations de confort significatives qui justifient généralement la surprime de 15 à 25 % par rapport au double vitrage.

Combien coûtent de plus les fenêtres à triple vitrage que les fenêtres à double vitrage ?

Les fenêtres à triple vitrage coûtent généralement de 15 à 25 % de plus par fenêtre que les fenêtres à double vitrage équivalentes.

Quel coefficient U dois-je rechercher pour des fenêtres à triple vitrage en zone 6 ?

Pour la zone climatique 6, recherchez un coefficient U de 1,0 W/m²K ou moins. Les fenêtres à triple vitrage haut de gamme atteignent un coefficient U de 0,8 ou moins. La certification ENERGY STAR Most Efficient est le moyen le plus sûr de vérifier qu'un produit répond aux exigences de votre zone.

Le triple vitrage réduit-il la condensation sur les fenêtres ?

Oui, de manière significative. Les fenêtres à triple vitrage maintiennent une surface intérieure plus chaude par temps froid, éliminant ainsi la condensation hivernale fréquente avec les fenêtres à double vitrage standard.



Ce qui les différencie réellement


Une fenêtre à double vitrage (également appelée vitrage isolant) est composée de deux vitres séparées par un espace d'air scellé, généralement de 12 à 16 mm d'épaisseur. La plupart des doubles vitrages modernes sont remplis de gaz argon et recouverts d'un revêtement à faible émissivité (Low-E) pour améliorer leurs performances thermiques.


Une fenêtre à triple vitrage ajoute une troisième vitre et une seconde lame d'air scellée. Cela signifie deux cavités remplies de gaz au lieu d'une, et généralement deux revêtements à faible émissivité appliqués sur des surfaces différentes selon l'orientation et le climat. Cette couche supplémentaire alourdit la fenêtre et réduit légèrement la transmission de la lumière visible, mais cette différence est généralement imperceptible.


Le choix du gaz de remplissage est important. L'argon est le gaz standard pour les vitrages doubles et triples. Le krypton, un gaz inerte plus dense, est utilisé dans certains vitrages triples haute performance, où la faible épaisseur de l'espace entre les vitres bénéficie de ses propriétés isolantes supérieures. Marvin propose également un remplissage combinant krypton et argon. Le krypton représente un léger surcoût, mais son utilisation est recommandée pour une performance optimale dans les zones climatiques 6 et 7.


Le type de revêtement Low-E est tout aussi important. Marvin propose quatre options adaptées à différents climats : le Low-E1 est une monocouche métallique qui maximise l’apport de chaleur solaire dans la pièce, ce qui le rend idéal pour les climats nordiques où le chauffage est primordial. Le Low-E2 est une bicouche offrant une performance équilibrée tout au long de l’année, même dans les climats où le chauffage et la climatisation sont nécessaires. Le Low-E3 est une tricouche offrant la meilleure protection contre l’apport de chaleur solaire et est idéal pour les climats où l’exposition au soleil et la climatisation sont les principales préoccupations. Le Low-E5 est un revêtement extérieur conçu pour réfléchir la chaleur rayonnante vers l’intérieur ; Marvin précise qu’il est déconseillé dans certaines régions nordiques, car il peut augmenter le risque de condensation sur la surface intérieure du vitrage. Pour la plupart des maisons de l’est du Canada, dans les zones 5 à 7, un revêtement Low-E1 ou Low-E2 constitue généralement un bon point de départ. Il est préférable de consulter un spécialiste local des fenêtres pour confirmer le choix du revêtement, en fonction de l’orientation et du système de chauffage.





Les chiffres : le coefficient U et son impact sur vos factures de chauffage


Le coefficient U mesure la quantité de chaleur qui traverse une fenêtre. Plus il est bas, mieux c'est. Une fenêtre à double vitrage standard de qualité, remplie d'argon et dotée d'un revêtement à faible émissivité (Low-E), atteint généralement un coefficient U compris entre 1,4 et 1,8 W/m²K. Une fenêtre à triple vitrage de haute qualité atteint quant à elle un coefficient U de 0,8 à 1,1 W/m²K. Cet écart représente une réduction significative des déperditions de chaleur à travers vos fenêtres.


Concrètement, une fenêtre avec un coefficient U de 1,0 laisse passer environ 40 % de chaleur en moins qu'une fenêtre avec un coefficient U de 1,6, toutes choses égales par ailleurs. Pour une maison entière, sur une saison de chauffage complète en zone 6, cela représente une réduction significative de votre facture de chauffage.


Le coefficient de gain de chaleur solaire (SHGC) apporte un éclairage plus nuancé. Le triple vitrage présente un SHGC inférieur au double vitrage, ce qui signifie qu'il bloque davantage la chaleur solaire. Sur les fenêtres exposées au sud dans une région froide, cela peut s'avérer contre-productif : le gain de chaleur solaire passif représente un chauffage gratuit en hiver. Un bon choix de vitrage permet d'équilibrer le coefficient U et le SHGC en fonction de l'orientation. Les fenêtres exposées au sud peuvent être mieux adaptées à un double vitrage de qualité, avec un SHGC élevé ; les fenêtres exposées au nord bénéficient quant à elles de la meilleure rétention de chaleur du triple vitrage.


Zones climatiques : où le triple vitrage est le plus judicieux


Ressources naturelles Canada divise le pays en zones climatiques pour l'établissement des normes de performance énergétique. Voici comment se traduit la décision relative au triple vitrage dans l'Est du Canada :


  • Zone 4 (Toronto, Mississauga, Windsor) : Le double vitrage est suffisant pour la plupart des projets.

  • Zone 5 (Ottawa, Kingston, Sud du Québec) : Triple vitrage recommandé.

  • Zone 6 (Montréal, Québec, la majeure partie du Nouveau-Brunswick) : Triple vitrage fortement recommandé.

  • Zone 7 (Î.-P.-É., une grande partie de la N.-É., T.-N.-L., nord de l’Ontario/QC) : Triple vitrage fortement recommandé.


Condensation : l’argument du confort au-delà des économies d’énergie


C'est un avantage que la plupart des acheteurs ne prennent en compte qu'après l'avoir expérimenté. La condensation hivernale sur les surfaces vitrées intérieures se produit lorsque la température du verre descend en dessous du point de rosée de l'air intérieur. Elle indique un dysfonctionnement du vitrage et engendre de réels problèmes : humidité sur les appuis de fenêtre, risque de moisissures autour des cadres et sensation persistante de froid provenant des fenêtres.


Les fenêtres à triple vitrage conservent une température intérieure plus élevée car la seconde lame d'air remplie de gaz réduit les échanges thermiques entre l'intérieur et l'extérieur. Concrètement : pas de givre sur les vitres en janvier, pas d'humidité stagnante sur les appuis de fenêtre et aucune sensation de froid lorsque vous êtes assis à proximité.

Pour les maisons où quelqu'un travaille à domicile, ou celles où de grandes fenêtres donnent sur une pièce à vivre principale, cette amélioration du confort est aussi importante que les économies d'énergie pour de nombreux acheteurs.



Réduction du bruit : un avantage secondaire utile


Le triple vitrage réduit plus efficacement la transmission du bruit extérieur que le double vitrage. L'amélioration dépend de l'épaisseur du verre et de l'espace entre les vitres, mais elle est particulièrement notable pour les maisons situées à proximité de routes, de voies ferrées ou de sources de bruit urbain. Si la performance acoustique est le critère principal, un triple vitrage spécifique avec du verre feuilleté peut s'avérer plus performant qu'un triple vitrage standard. Cependant, pour la plupart des habitations, le triple vitrage offre une nette amélioration par rapport au double vitrage en matière de bruit ambiant quotidien.


Calcul du coût et du retour sur investissement


Pour une maison typique de trois chambres à coucher dans l'Est du Canada, avec 12 à 15 fenêtres, et un système de chauffage au gaz naturel ou au mazout aux coûts énergétiques actuels, la période d'amortissement est généralement de 8 à 15 ans en zones 5 et 6. En zone 7, elle se réduit à 6 à 10 ans. (Les coûts et les périodes d'amortissement sont des estimations basées sur les prix d'installation actuels dans l'Est du Canada et sur les données de référence de RNCan concernant les coûts énergétiques. Les résultats réels varient selon la taille de la maison, la source d'énergie et les tarifs des services publics en vigueur.)


Il s'agit d'un horizon raisonnable pour le remplacement de fenêtres, dont la durée de vie est de 25 à 40 ans. Les améliorations en matière de confort sont ressenties dès le premier jour, indépendamment du calcul du retour sur investissement. De plus, si vous résidez dans une province offrant des programmes de rabais en vigueur, les fenêtres à triple vitrage certifiées ENERGY STAR « Plus efficace » sont souvent admissibles aux taux de rabais les plus élevés.




Quand le double vitrage est la bonne solution


Le triple vitrage n'est pas la solution idéale pour tous les projets :


  • Rénovation à budget limité : le remplacement de fenêtres à simple vitrage vieilles de 30 ans par du double vitrage représente déjà une amélioration considérable. Le gain marginal apporté par le triple vitrage ne justifie peut-être pas le surcoût dans ce cas précis.

  • Fenêtres orientées au sud en zone 4 : Le faible coefficient SHGC du triple vitrage vous désavantage sur les façades orientées au sud dans les zones plus douces où le chauffage solaire passif en hiver est un avantage significatif.

  • Remplacement récent de fenêtres à double vitrage : Si vos fenêtres à double vitrage actuelles ont moins de 15 ans et fonctionnent bien, le coût d’un remplacement n’est peut-être pas encore avantageux.

  • Qualité des fenêtres et matériaux du cadre : Une fenêtre mal conçue ou mal installée, quel que soit le nombre de vitres, peut ne pas offrir les économies d’énergie annoncées. Les fenêtres fabriquées avec des matériaux qui se dilatent et se contractent considérablement en fonction des variations de température (le vinyle étant l’exemple le plus courant) sont sujettes à des défaillances d’étanchéité au fil du temps. Lorsqu’un joint est défectueux, le gaz s’échappe et l’isolation chute au niveau d’un simple vitrage. Pour une performance optimale en climat froid sur le long terme, la qualité des matériaux et de la fabrication du cadre est aussi importante que les spécifications du vitrage.



Spécifications à appliquer pour une performance optimale


Pour les applications en zones 5 à 7, les spécifications d'un triple vitrage haute performance doivent inclure :


  • Coefficient U de 1,0 W/m2K ou moins (viser 0,8 ou moins en zone 7)

  • Remplissage au krypton pour une isolation maximale, notamment dans les profils de cadre plus étroits

  • Revêtement Low-E sur les faces 2 et 4, adapté à votre zone climatique et à votre orientation.

  • Entretoises à bords chauds (barres d'espacement à rupture de pont thermique) pour minimiser la condensation périphérique

  • Certification ENERGY STAR « Meilleur rendement énergétique » comme norme minimale de qualification







Sources



Remarque : Les estimations des coûts et du retour sur investissement sont basées sur les prix d’installation actuels dans l’Est du Canada et sur les données de référence de RNCan concernant les coûts énergétiques. Veuillez vérifier les seuils actuels des zones ENERGY STAR par rapport à la fiche technique de RNCan avant publication, car les exigences sont mises à jour périodiquement.

 
 
 

Commentaires


bottom of page